Les couleurs
La Provence, berceau du rosé
Plus qu’une mode : une véritable tendance
Depuis 30 ans, le vin rosé s’est imposé comme un incontournable. Sa consommation a triplé en 25 ans et, aujourd’hui, une bouteille de vin sur trois vendue en France est un rosé. Loin d’un simple phénomène passager, il est devenu une évidence dans le paysage viticole.
Les Français l’adorent
Avec 9 amateurs de vin sur 10 qui en consomment régulièrement, le rosé séduit près de 36 millions de personnes. Les rosés de Provence bénéficient d’une image forte : agréables, fruités, rafraîchissants, ils sont à la fois tendance et authentiques. Un succès qui ne se dément pas !
En phase avec notre style de vie
Le rosé accompagne à merveille l’art de vivre d’aujourd’hui : repas conviviaux et décontractés, apéritifs dînatoires, cuisine du monde et plaisirs simples. Moderne, accessible et libéré des codes traditionnels, il est le vin de la liberté et du partage.
Centre du Rosé
Créé en 1999 à Vidauban, le Centre de Recherche et d’Expérimentation sur le vin rosé est le seul organisme dédié à ce vin. Sa mission : approfondir la connaissance des terroirs et cépages, améliorer les techniques de vinification et de conservation, et accompagner la qualité des rosés de Provence. Ses travaux font l’objet de publications scientifiques et de conférences dans le vignoble. www.centredurose.fr
Le nuancier des vins rosés de Provence
6 couleurs référencées pour les vins rosés des AOC de Provence
Abricot, Saumon, Pomelo, Pêche, Litchi, Nacre ; ce sont les noms des 6 principales couleurs des vins rosés élaborés en Provence. Réalisé en collaboration avec le Centre de Recherche et d’Expérimentation sur le vin rosé, le nuancier est un référentiel qui permet de qualifier précisément la couleur d’un rosé. Utile pour les producteurs comme pour les consommateurs.
Les vendanges
Autre particularité d’un vignoble spécialiste du rosé : la vendange. La date de récolte est souvent plus précoce que pour les vins rouges. Le raisin est cueilli à maturation optimale afin de garantir l’équilibre alcool / acidité. Les vendanges en Provence se font « à la fraîche » généralement la nuit ou à l’aube pour éviter que les raisins ne s’altèrent, puis sont apportées au chai à une température la plus basse possible. Toutes ces étapes vont permettre au vigneron d’accéder à une vinification « cœur de grain » pour ses rosés.
- Le réfractomètre permet d’évaluer la maturité du raisin par l’estimation du taux de sucre. De cette manière, les vignerons peuvent commencer les vendanges au moment le plus approprié.
- Réalisées à la main ou à la machine, les vendanges nécessitent beaucoup de travail et de main d’œuvre.
- La récolte du raisin… Un travail d’équipe, fastidieux et éprouvant.
- La machine à vendanger est très utilisée en Provence. Elle permet de travailler la nuit et de récolter un raisin frais. Cette méthode est particulièrement adaptée pour la macération et l’extraction des arômes du rosé.
- Le raisin récolté est regroupé afin d’être acheminé vers la cave pour l’extraction du jus.
- La réception des vendanges se fait sur la table de tri. Le raisin est ensuite conduit vers l’égrappoir puis le pressoir.
- Les premiers jus de la récolte…
- Après la fin de la fermentation, le travail de dégustation permet de faire des assemblages entre les différents cépages. Du mois d’août jusqu’au mois d’octobre, les vendanges s’enchaînent au fil de la maturité du raisin. La récolte sera suivie d’une longue phase de vinification qui donnera naissance à un beau millésime, pour le plus grand plaisir des amateurs de vin de la région !
Un vignoble pensé pour un vin rosé de qualité
En Provence, le rosé est ancré dans les traditions viticoles. De la conduite du vignoble à la vinification en passant par l’encépagement, toutes les étapes sont pensées par les vignerons pour élaborer un vin rosé de qualité.
Dans sa conduite du vignoble, le vigneron va tenir compte de 3 facteurs déterminants pour la production de vin rosé de qualité :
- le régime hydrique de sa vigne
- les éléments nutritifs puisés dans le sol
- la gestion spécifique du feuillage.
La qualité de raisin que l’on cherche à obtenir spécifiquement pour la production de rosé, est un peu différente que pour la production de rouge avec notamment des baies moins concentrées.
La vendange de raisins noirs à pulpe blanche arrive au chai. Elle est éraflée / foulée ou conservée entière puis vinifiée en cuvaison classique courte ou plus longue.
La Cuvaison
C’est l’étape d’extraction de la couleur, de la structure et des arômes des vins rouges.
Au cours de cette phase, la vendange va fermenter, les températures sont maîtrisées.
A ce stade, le vinificateur va privilégier une durée de cuvaison qu’il choisira longue ou courte selon les caractéristiques de sa matière première et le produit souhaité. Une cuvaison courte permettra d’élaborer des vins à consommer jeunes sur le fruit tandis qu’une cuvaison longue favorisera l’extraction des polyphénols (pigments colorés + tanins) et donnera des vins charpentés, colorés, aptes au vieillissement.
Pendant la cuvaison et la fermentation alcoolique, les remontages / délestages effectués vont contribuer à l’extraction des précurseurs d’arômes et des polyphénols présents dans les baies.
Séparation phase solide, phase liquide
la phase liquide de la cuve est écoulée (vin de goutte), la matière solide est pressée (vin de presse). La dégustation déterminera les proportions de l’assemblage.
Conservation, élevage
Au cours de sa conservation, le vin rouge accomplit la fermentation malolactique (transformation de l’acide malique en acide lactique par les bactéries lactiques).
L’élevage permettra au vin d’affirmer une autre personnalité. Il se fera soit en récipients inertes (béton, inox), soit en récipients de bois (barriques, foudres).
Les vins blancs
La vendange de raisins blancs à pulpe blanche arrive au chai,
Le plus souvent, on procède à l’éraflage / égrappage (les baies sont séparées de la rafle), puis au foulage (les baies éclatent et libèrent la pulpe, la peau, les pépins et le jus de raisin), les baies sont ensuite égouttées directement dans le pressoir ou mises en cuve de macération pelliculaire.
Dans ce dernier cas, la macération se fera à température maîtrisée (10°C à 14°C), le temps nécessaire à la diffusion des arômes variétaux de la pellicule vers la pulpe. Les jus de gouttes et de presses peuvent être séparés dans un premier temps puis suivant leurs potentialités aromatiques être assemblés ou non.
Fermentation
Le moût subit ensuite un débourbage puis la fermentation alcoolique qui se passe en cuves ou en barriques. Celle-ci se fait à température maîtrisée (10°C à 14°C).
Dans la grande majorité des cas, les vins blancs de Provence ne font pas la fermentation malolactique.
Conservation – élevage – Dégustation
Les vins blancs peuvent être directement soutirés et mis en bouteille.
Ils sont alors consommés jeunes. Ils révèlent des notes variétales et de vinifications typiques de chaque cépage.
Ils peuvent également être élevés quelques mois sur lies fines. Les vins ainsi obtenus présentent des caractéristiques organoleptiques différentes (fruits secs, à coques, miel..).
Quelques vignerons laissent s’enclencher sur certains de leurs vins blancs la fermentation malolactique, les élèvent en barriques quelques mois et les soutirent avant de les mettre en bouteilles.
Dans ce cas, les vins sont aptes à un vieillissement et présentent en plus des arômes variétaux et de vinification des notes douces de grillé, vanille, cannelle apportées par le bois.